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Ce que j’ai appris à l’omnium canadien RBC

C’était ma deuxième expérience sur la plus grande scène du golf: le PGA tour.  Il s’agissait par le fait même de mon deuxième omnium canadien et de jouer «à la maison devant ses partisans».  Plusieurs m’ont demandé si ma participation au tournoi de l’an dernier m’aiderait cette semaine. Il est fort probable que j’aurais dit oui si on m’avait demandé la même question en 2018, mais les circonstances du tournoi cette année étaient différentes: la période de l’année, les conditions, le parcours de golf, mon caddie, le climat, et l’organisation générale de l’événement.

Le nom du tournoi est probablement la seule chose qui n’a pas changé avec la nourriture qui était toujours délicieuse.

Rien pour excuser mes résultats, mais simplement une liste de plusieurs choses que j’ai apprises. Au bout du compte, le défi du terrain de Hamilton était différent de celui de Glen Abbey.

Golf canada, RBC et le club de golf de Hamilton ont relevé la barre et je suis heureux d’en avoir fait parti.

Qu’est-ce que j’ai appris de cette semaine?

Après maintes réflexions, voici une nouvelle expression qui s’est ajouté dans mon vocabulaire: l’effet Silverman.  Bien que la définition n’ait pas encore été écrite dans le dictionnaire Larousse 2019, l’effet Silverman se décrirait comme cela: le contrôle simple et la compréhension totale de qui vous êtes avec humilité et respect.

Pour ceux qui ne connaissent pas Ben Silverman, il est canadien et en est à sa deuxième année sur le circuit de la PGA.  Nous avons été jumelé ensemble les deux premiers jours au côté d’un autre Canadien, Adam Svensson.  Ben a joué 61 (-9) la deuxième ronde et avec 4 trous à jouer il avait une chance de terminer avec le mythique pointage de 59. C’est la meilleure performance que j’ai vue de mes yeux, donc laissez-moi vous expliquer sa clé du succès.

Ben Silverman était très préparé cette semaine tout comme il l’est probablement tout le temps.  Il n’est pas le plus long, le plus droit, mais il contrôle presque parfaitement ce qu’il fait.

Quand il jouait le terrain de Hamilton, il s’assurait de toujours avoir des roulés pour la normale de 10-12’ et moins dans le pire des cas.  C’est d’ailleurs comme ça qu’il a commencé le tournoi.  Après avoir manqué l’allée à gauche, il a accepté de se laisser un coup de 35 verges devant le vert et un roulé de 10 pieds en montant. Contrairement à la majorité, il ne sait pas laissé tenter d’effectuer un coup à pourcentage faible. Il a ensuite réussi son roulé pour la normale dans le centre du trou. Pendant ce temps, j’ai eu l’impression de n’avoir pas raté un seul coup et j’ai malgré tout terminer avec un bogey.

Cette exemple représente l’effet Silverman. Il était réaliste face à ce qu’il pouvait et ne pouvait pas faire.  Il n’essayait rien de spécial, il exécutait simplement les coups qu’il maitrisait de son mieux.

Un autre coup qu’il a frappé était sur le 17e trou du 2e jour où il a réussi un coup de 235 verges à 3 pieds et a réussi un aigle.  Il n’a pas pris un fer long pénétrant comme plusieurs autres, mais il a frappé un bois 3 coupé en hauteur parce qu’il connaissait parfaitement le coup et il l’a exécuté.  

Je dois admettre que l’effet Silverman est aussi la possession d’un très bon jeu court.  Il était incroyable sur les verts, il savait quand frapper le putt ferme à travers les courbes ou délicat dans une autre situation. Son contrôle de vitesse était parfait et son geste était très stable. Il avait un petit putter peu orthodoxe, ce qui m’a confirmé que ce n’est pas une question de style sur le PGA tour, mais bien une question de performance. 

L’effet Silverman est aussi l’humilité et le respect. Toujours souriant et toujours reconnaissant avec ses partenaires de jeu, des bons coups, Ben est un vrai gentleman.

Comment on se sent d’être canadien à l’omnium canadien?

C’est une autre chose que j’ai apprise: les Canadiens sauront qui vous êtes si vous jouez le tournoi! Même étant un amateur relativement inconnu lorsque Corey Conners se trouvait sur un départ près du vert où je puttais, il y avait beaucoup de partisans qui suivaient l’action de notre groupe. Quand j’ai fait mon putt au 8ème vert du deuxième jour, les gens ont applaudi comme si c’était un putt important. Je n’oublierai pas mon entraîneur Daniel Langevin qui m’a lancé un petit clin d’œil et un “fist pump” après le coup roulé.  

Mon dernier compte-rendu de jouer l’omnium canadien: l’importance de partager avec ceux qui vous aident à y parvenir.  Mon père Pierre et ma mère Hélène étaient là toute la semaine. Mon entraîneur Daniel Langevin était caddie et nous avons encore beaucoup appris ensemble même après 7 ans de travail.  Ma copine Catherine était aussi présente et a même été mon caddie pour les rondes de pratique, quel beau moment!  Ma sœur et d’autres amis de la famille étaient également présents.  Plus généralement, la famille Golf Canada était là et j’ai la chance de faire partie de l’équipe nationale amateur avec Derek Ingram en tant qu’entraîneur, Jeff Thomson en tant que directeur et un groupe de personnes formidables.

Plus important encore, beaucoup d’amis à la maison et au club de golf Pinegrove ont manifesté leur soutien et c’était incroyable!

L’omnium canadien est chose du passé et nous continuons d’apprendre!

À la prochaine …

Joey